L'alimentation

Boulimie : ce n’est pas de votre faute!

Cet article est destiné aux personnes qui souffrent de boulimie, de compulsions alimentaires, de grignotage quotidien et qui n’ont pas trouvé de réponses, de solutions durables et saines pour en sortir. Je vais partager ici mon expérience personnelle, les résultats de mes recherches et des séances effectuées avec mes clients en cabinet.

C’est parti, démystifions « les troubles du comportement alimentaire »!

  1. Carences
  2. Dérèglement de la leptine
  3. Emotions refoulées dans le corps
  4. Solitude

 

1) Carences

 

-Déficit micro-nutritionnel

On entend là pas uniquement les carences en fer ou en vitamines D que vous pouvez faire doser en laboratoire.

Pourquoi quelqu’un  ayant une alimentation équilibrée peut être fatigué tout le temps alors que son voisin qui mange fast food tous les jours regorge d’énergie? Injuste n’est-ce pas?

La réponse est « discordance ». Une discordance est le fait de ne pas reconnaître un nutriment comme bénéfique, de ne pas le fixer correctement.  Le nutriment en question affaiblit l’organisme au lieu de le renforcer.

En voici trois exemples :

*Discordance au magnésium : quand on ne fixe pas le magnésium, nos désirs vont s’orienter vers le chocolat par exemple.

*Discordance au sucre : quand on assimile mal le glucose, on va être attiré par les produits laitiers, le pain, les frites, les pizzas, les yaourts, les gâteaux, les sucreries de manière compulsive. Normal, notre cerveau se nourrit de sucre avant tout!

Vouloir contrôler ces pulsions est contreproductif car notre corps sait mieux que quiconque pourquoi il s’oriente vers tel ou tel aliment, aussi industriel soit-il. Et ce n’est pas en essayant de taire ces pulsions, en regardant sa montre attendant qu’il soit 16h pour se jeter sur le paquet de gâteau (oui oui je sais de quoi je parle) que l’on règle le problème car le futur craquage sera terrible.

Il faut déprogrammer cette discordance au sucre avec la méthode JMV pour que le corps de lui même ne réclame plus de manière incessante.

Ainsi, on observe qu’après la déprogrammation de la discordance au sucre, on oublie l’heure du repas, on mange 4 fois moins et on est rassasié 2 fois plus vite. On regarde le gâteau, cela nous donne envie, on y goûte et on se rend compte qu’on en avait pas tant envie que ça et au bout de deux bouchées on est satisfait. On peut de nouveau passer devant une boulangerie, sentir l’odeur des pains au chocolat à l’autre bout de la rue sans se hâter pour acheter deux viennoiseries car une c’est pas assez, on aura encore faim. On peut enfin passer un repas de famille serein et sans culpabilité de voir que l’on mange 4 fois plus que son cousin qui fait deux fois sa taille car maintenant on arrive même plus à finir son assiette. On a plus à se soucier de « il faut que je prenne de quoi manger toutes les 2 heures sans quoi je vais pas être bien » car on peut sauter des repas sans le faire exprès.

Bref, on assimile à nouveau le sucre quoi, et franchement… on revit!

*Discordance aux vitamines B : quand on ne fixe pas les vitamines B, on peut rencontrer des difficultés à synthétiser les neurotransmetteurs correctement. Ceci peut entraîner, nous le verrons plus bas, des compulsions alimentaires.

 

-Carence de macro-nutriments

On peut aussi souffrir de carence en calories ! Et oui, à force de se concentrer sur les micronutriments (minéraux, vitamines, oligo-éléments), on en oublie parfois les macro-nutiments (lipides, glucides, protéines). Il faut avoir dans son assiette à chaque repas une source de protéine, une source de lipides et une source de glucides.

Les régimes qui visent à exclure un de ces macro nutriments entraînent des compulsions alimentaires par la suite, l’effet yoyo et d’autres conséquences indésirables.

Les glucides permettent de fournir de l’énergie. Il est conseillé de consommer deux sortes de glucides : rapides et lents.

Les sucres rapides donnent de l’énergie disponible rapidement et sont idéaux lors d’un effort physique.

Les sucres lents pour tenir sur la journée et ne pas craquer sur des « shit-meal » le soir. Vous savez les Déliveroo ou Uber-eat?

Ce moment où on a tellement faim (parce qu’on a pas équilibré son assiette au cours de la journée) qu’on a besoin d’un repas qui apporte rapidement beaucoup de calories. Une fois de plus, le corps est malin car il va chercher l’énergie qu’il n’a pas eu en envoyant des signaux d’alarme qui se traduisent par des compulsions alimentaires.

 

-Carence de neurotransmetteurs 

Le corps produit des neurotransmetteurs nommés sérotonine, dopamine, GABA.

Une carence en sérotonine entraîne de l’impulsivité, de l’irritabilité, de l’agressivité, des troubles de l’endormissement, un mal-être, une hyper-activité…

Une carence en dopamine peut se manifester par des difficultés à se lever le matin, un manque de volonté d’explorer, de  rechercher la nouveauté, une diminution de la vigilance…

Une carence en GABA peut se manifester par de l’anxiété chronique…

On va chercher inconsciemment à combler ces déficits en neurotransmetteurs en mangeant des sucres raffinés (bonbons, chocolat, gâteaux, alcool..), ou en s’orientant vers la cigarette ou différents drogues (substances, sexe, jeux…) pour apporter un effet sédatif immédiat.

 

2) Dérèglement de la leptine

La leptine est l’hormone de satiété. Elle permet de réguler l’appétit en envoyant au cerveau le message « ça y est, j’ai assez mangé ». Vous imaginez alors que lorsqu’on manque d’une telle hormone, il est difficile de se restreindre et de savoir quand s’arrêter. Parfois, le diététicien est obligé de dire de changer la taille d’assiette ou de donner une image comme « vous devez manger la quantité que vous pourriez faire rentrer dans vos deux mains » pour donner des repères à la personne. Cela aide mais ne règle pas le problème pour autant.

 

3) Emotions refoulées dans le corps

L’enfance représente pour certains une période rêvée, où l’on se baignait avec sécurité dans l’amour et la bienveillance des parents. Pour d’autres, elle est plus nuancée avec pour certains des moments très difficiles.

Dans certaines situations, l’enfant n’a peut-être pas pu exprimer ses émotions. Vous savez, le « arrête de pleurer », le « endurcis-toi »… Peut-être le parent a-t-il eu des paroles ou des gestes violents envers l’enfant, l’empêchant par la même de dire ce qu’il avait sur le coeur, le faisant ravaler ses larmes, sa colère, son indignation, son désaccord…

Ainsi l’enfant a refoulé ses émotions mais celles-ci n’ont pas disparu pour autant. Elles se sont cristallisées dans le ventre, dans le dos… Une émotion c’est avant tout de l’énergie. Quand cette énergie est bloquée dans le corps, elle empêche un plein fonctionnement de celui-ci. Parfois un évènement (une parole d’un ami, un comportement, une situation, un film, la solitude…)  vient raviver cette émotion en appuyant là où ça fait mal et l’émotion remonte. Parfois c’est douloureux et pour calmer la douleur que cela réveille, ne plus la ressentir, on va se diriger vers la cuisine, finir le tiramisu, vider le pot de Nutella, manger un paquet de chips sans s’arrêter, etc…

 

4) La solitude

Nous sommes avant tout des êtres grégaires, peu de gens sont réellement faits pour vivre seuls.

Vivre seul longtemps peut devenir pesant et si l’on a pas de compagnon/compagne, amis ou famille que l’on côtoie régulièrement, c’est dans le frigo que l’on va chercher de la douceur et du réconfort.

Faire l’amour fait sécréter des endorphines et de l’ocytocine qui contribuent au bien-être de chacun. L’absence de relation sexuelle épanouie peut sur le long terme entraîner des compensations vers la nourriture aussi.

 

Conclusion

En conclusion, si vous souffrez de boulimie, avant de faire quoi que ce soit, veillez à :

-Vous rendre chez un thérapeute JMV qui pourra vous aider si vous souffrez de perturbations au niveau du sucre, des vitamines, des minéraux, de la leptine et des neurotransmetteurs.

-Mangez selon votre flore intestinale et arrêter les régimes restrictifs si vous en êtes adeptes.

-Faire un travail de libération émotionnelle si vous pensez avoir refoulé beaucoup d’émotions par le passé.

-Sortir plus, rencontrer quelqu’un, voir votre famille ou vos amis plus souvent si vous souffrez de solitude.

 

 

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